Avant de devenir le plus gros jeu esport de la planète, League of Legends s’appelait… Onslaught: War of the Immortals. (Je ne sais même pas le prononcé…) Presque 19 ans après sa création, le tout premier pitch investisseur du jeu vient de refaire surface, exhumé par le YouTubeur Necrit avec l’aide de Riot lui-même.
Un pitch vieux de 19 ans, retrouvé avec l’aide de Riot

Necrit avait simplement demandé à voir à quoi ressemblait League à ses tout débuts. Riot, par l’intermédiaire de son employé Paul « Pabro » Bellezza, a fini par lui donner accès au dossier de pitch original de 2007 : celui-là même qui avait permis aux fondateurs Brandon « Ryze » Beck et Marc « Tryndamere » Merrill de convaincre des investisseurs de financer le jeu. Necrit en a tiré un mini-documentaire, publié la semaine dernière, mêlant images d’époque, documents de design de quelques champions, résumé du lore et captures d’écran inédites.
Un monde coupé en deux, façon Ordre contre Chaos

Oubliez la Faille de l’invocateur : le jeu se déroulait dans une cité cartoonesque divisée entre deux royaumes, « Order » et « Chaos ». Les joueurs y incarnaient des « immortels » personnalisables, invoqués temporairement sur le champ de bataille, et certains héros étaient carrément exclusifs à l’un des deux camps — un choix d’allégeance à faire dès le début de la partie.
Des champions totalement méconnaissables

Annie est bien là, ourson enflammé compris, mais redessinée de fond en comble. Sion, lui, arborait une barbe. Singed s’appelait « Zij ». Quant à Lee Sin, il portait le nom de « Xizun » le moine aveugle, avec une passive qui le décrivait comme aussi increvable qu’un mur de briques gonflé aux anabolisants. Côté lore, les deux factions vivaient en paix jusqu’à la naissance d’une sorte d’antéchrist qui aurait déchiré la réalité, laissant le chaos menacer d’engloutir l’existence entière — et le logo de Riot, dans ce pitch, apparaissait carrément dégoulinant de sang.
De quoi relativiser LoL Classic, le nouveau mode annoncé par Riot pour revivre d’anciens patchs : niveau retour aux sources, on n’est visiblement jamais allé assez loin. Si vous voulez creuser, le documentaire complet de Necrit vaut clairement le détour.
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